3 conseils de graphiste pour créer une mise en page professionnelle et efficace

Qui n’a pas été sujet à la fameuse peur de la page blanche ? En général on fait référence à cela lorsqu’il s’agit d’écriture. Pourtant, mettre en forme un contenu sur une page ou créer une présentation “canon” peut être tout aussi angoissant.

 

Comment articuler le texte et les images ? Justifier ou ferrer à gauche ? Quelles tailles utiliser pour les titres, les sous-titres et les intertitres ? Quand mettre du gras ou de l’italique ? 

 

Autant de choix visuels qui peuvent faire basculer l’attention qu’une personne portera au document que lui transmettez.

Conseil n°1 : Structurer des niveaux de lecture

 

Que sont les niveaux de lecture ?

Une mise en page efficace repose sur ce que l’on appelle des niveaux de lecture. Ils sont généralement construits grâce à l’ensemble des titres, sous-titres, chapô et paragraphes composant le contenu texte. Ils permettent de segmenter le contenu et de l’organiser par ordre de priorité. Dans ma façon d’aborder les niveaux de lecture, j’ai tendance à y intégrer aussi les éléments sortis du texte et mis en exergue (chiffres ou mots clé par exemple).

Ainsi, la hiérarchisation des éléments de texte et d’image guide l’œil à travers le document et le fait cheminer sur ce qui est vraiment important.

zoom sur la mise en page d'une plaquette pour illustrer ce que sont les niveaux de lecture

Valoriser les éléments importants

Afin de construire vos niveaux de lecture, vous devez vous poser la question de ce que vous souhaitez transmettre en priorité à votre lecteur. Si celui-ci lit le document en diagonale, où souhaitez-vous qu’il pose son attention, quelles informations doit-il absolument retenir ?

Guider le lecteur à travers votre document

Comme expliqué plus haut, les informations importantes contenues dans le texte peuvent être mises en avant dans les différents niveaux de titres et sous-titres. Viennent ensuite les chapôs puis les éléments de contenu qui seront mis en avant grâce à la composition, par exemple :

  • un paragraphe important mis en valeur dans un cartouche de couleur
  • l’utilisation du gras ou d’une couleur pour faire ressortir des éléments
  • des chiffres clé en gros
  • des thématiques illustrées par un pictogramme

 

L’important c’est de concevoir un système visuel qui sera applicable à l’ensemble du document. Cette cohérence est primordiale car la structure servira de repère au lecteur. Vous pouvez ainsi choisir une ou deux typographies, quelques couleurs, quelques tailles pour les différents niveaux de titres mais jamais trop, sinon ça devient difficile à suivre.

Conseil n°2 : Jouer avec les éléments

La composition d’un document ou d’une présentation ne doit pas forcément être réduite à des blocs de texte et un titre en gros, comme on peut le voir sur les modèles Word ou Powerpoint.

 

Une composition sobre et dynamique

Vous pouvez jouer avec les éléments et les rapports de proportion entre eux afin d’obtenir une composition rythmée et attractive.

Un titre peut être mis en forme en un petit bloc compact avec un jeu de graisse entre les lignes (bold sur une ligne et light sur une autre)

Un packshot ou une photo d’ambiance n’est pas nécessairement en format rectangle, entourée par des blocs de texte. Elle peut vivre à bord perdu, sur une colonne toute entière.

Osez tester des agencements ; cassez la monotonie du pavé de texte.

zoom sur la mise en page d'une plaquette pour illustrer ce que sont les niveaux de lecture

Des choix de mise en page justifiés

En revanche, prenez aussi du recul sur le rendu final en gardant bien à l’esprit l’objectif derrière votre document. Utilisez ce retour à l’objectif comme filtre pour justifier vos choix de mise en forme. La forme doit être un moyen de valoriser le fond, elle ne doit pas être une fin en soi.

Conseil n°3 : Aérer la mise en page

N’ayez pas peur du vide !

Lorsque l’on débute en mise en page, le vide fait peur ;  comme si une composition comportant beaucoup de blanc allait faire “pas assez”. Rassurez-vous c’est tout le contraire !

Le biais qui consiste à vouloir tout dire, tout montrer vous incite à intégrer trop d’éléments sur votre document. C’est naturel mais c’est aussi totalement contre productif.

Je vous explique :  multiplier les visuels, les couleurs et les typographies peut sembler opportun ou esthétique – on dit que tous les goûts sont dans la nature – toutefois cela brouille la lisibilité. Ainsi, face à votre document, le lecteur ne saura plus où donner de la tête et sera complètement perdu.

Une astuce efficace pour transmettre un message c’est d’aller à l’essentiel, de suivre une structure simple et d’épurer au maximum.

Préférez la sobriété et la rigueur

Par ailleurs, les compositions très chargées qui partent un peu dans tous les sens sont souvent l’apanage des entreprises bon marché. A vouloir en mettre trop, avoir une structure surchargée, vous risquez une connotation “cheap” qui sera plutôt négative pour votre image. Alors attention à vous 🙃

 

 

J’espère que ces quelques conseils et ces exemples très visuels vous permettront d’appréhender la mise en page avec un peu plus de sérénité !

>> pour aller plus loin :

je vous invite à découvrir l’article Quels outils pour créer des contenus visuels tout seul ?

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez aussi vous faire accompagner, pour cela je vous invite à prendre rendez-vous pour discuter de votre projet.

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